Les 7 + 1 types de gaspillages du Lean

8-mudas-leanAujourd’hui Simon Leclercq nous propose un article invité sur le thème des MUDAS. Certifié Black Belt Lean Six Sigma au sein d’une entreprise de textile technique non-tissé et auteur du blog http://www.uptraining.fr , il propose des vidéos de formation en Lean 6 Sigma pour booster la productivité de votre entreprise.

Ce pour quoi les gens vous payent !

Dans les processus de nos entreprises il y a des tâches qui sont utiles et d’autres qui ne le sont pas. Dans le jargon du Lean, les tâches utiles on les appelle les tâches à valeur ajoutées. Les tâches inutiles, c’est de la non-valeur ajoutée. Lorsqu’on parle de valeur ajoutée, il faut se poser la question : est-ce que le client serait prêt à payer pour cette tâche ? Si notre client est prêt à dépenser de l’argent pour cette activité alors c’est de la VA (Valeur Ajoutée), sinon c’est un gaspillage.

L’objectif du LEAN : supprimer les MUDAS

L’objectif de la démarche Lean c’est d’identifier et de supprimer les taches à non-valeur ajoutée pour réduire le temps total du processus qu’on appelle le Lead time. Le lead time c’est le temps total du début jusqu’à la fin d’un processus. C’est comme si vous déclenchiez un chrono à partir du moment où le client passe commande et que vous arrêtez le chrono lorsqu’il reçoit sa commande. Dans le monde du Lean on a identifié 7 + 1 formes de gaspillages.

MUDA n°1 : Le transport de pièce

La première forme de muda c’est le transport. Transporter une pièce au sein d’une usine ne lui ajoute pas de valeur, mais il est souvent difficile de supprimer ce genre de gaspillage. On cherchera donc à minimiser les transports de matière en optimisant l’implantation des lignes de production (cellule en U).

MUDA n°2 : Les stocks

Les stocks c’est de l’argent qui dort. J’aime bien faire l’analogie avec les courses au supermarché. Est-ce que vous allez acheter 10 Kg de riz alors que vous en mangez 1kg par semaine ? Non, vous achetez 1 ou 2 kg. Il faut mieux avoir cet argent sur un compte à la banque qui travaille pour vous, plutôt qu’à prendre la poussière et de la place dans votre placard.

MUDA n°3 : Les mouvements inutiles

Les déplacements de personne sont la 3ème forme de gaspillages. Je ne pense pas que votre client soit prêt à payer vos déplacements à la machine à café ou les aller/retour entre votre bureau et la photocopieuse.

MUDA n°4 : Les temps d’attentes

4ème gaspillage, l’attente. Lorsqu’on attend on ne produit pas, on ne crée pas de valeur. On perd son temps et comme le dit l’expression le temps c’est de l’argent. Attention également à ne pas tomber dans le travers inverse qui est de ne jamais s’arrêter de produire même quand il n’y a pas de besoin car sinon on arrive dans le muda n°5…

MUDA n°5 : La surproduction

Produire plus que ce que le client a besoin c’est un gaspillage car les pièces supplémentaires vont finir ou ? Dans les stocks, muda n°2 ! Il faut donc chercher à mettre en place un système de flux tiré comme le Kanban pour donner le signal d’arrêt de production au bon moment. Le temps ou la machine ne produit pas doit être utilisé pour faire des changements de fabrication pour donner plus de flexibilité à l’atelier et accélérer les temps de cycles.

MUDA n°6 : Les processus inadaptés

J’aime bien cette image, deux personnes coupe un arbre immense avec une scie manuelle, je pense qu’on peut faire mieux et plus vite. Ça implique aussi la sur-qualité, ce qui coûte de l’argent. Vous n’allez pas faire une Porsche pour le prix d’une Twingo ! Sinon votre entreprise ne durera pas très longtemps.

MUDA n°7 : Les rebuts

Les rebuts c’est la 7ème forme de gaspillages. Non seulement on jette de la matière et on a passé du temps à fabriquer une pièce mauvaise mais en plus on doit produire une 2ème fois pour la livrer au client.

MUDA n°8 : Les compétences

La dernière forme de gaspillages qui est celle que l’on combat le plus dans l’amélioration continue, c’est le gaspillage des compétences ! L’amélioration continue n’est pas l’affaire des experts, c’est le rôle de chacun d’entre nous d’améliorer nos postes de travail. Je suis toujours surpris de voir que les gens dans leur vie privé sont capables de résoudre des problèmes complexes, réparer le ballon d’eau chaude, faire de la mécanique et lorsqu’ils arrivent dans l’entreprise, ils tournent leur cerveaux sur OFF.

C’est un gaspillage énorme pour l’entreprise, plus il y a de cerveaux, plus on a de puissance pour résoudre les problèmes. Inciter tout le personnel à résoudre eux-mêmes leur problème grâce à des systèmes comme les boîtes à idées, c’est très puissant !

Synthèse

Vous l’avez compris on catégorise en deux les tâches, soit elles apportent de la valeur soit se sont des gaspillages. Ces gaspillages on peut les décomposer en 2 sous catégories qui sont ceux que l’on ne peut pas supprimer pour l’instant, par exemple transporter une pièce d’une machine à une autre où faire un contrôle Qualité. Et les gaspillages cachés mais qui, si on les trouve, on doit les supprimer, comme les temps d’attente entre 2 changements de fabrication, la surconsommation de matière première…Tout l’enjeu est là ! Ré-apprendre à regarder. Vous devez porter de nouvelles lunettes pour voir les gaspillages qui sont là depuis des années autour de vous, pour les identifier et les supprimer.

1 Commentaire

  • Simon Leclercq Posté 9 juillet 2016 8 h 52 min

    Merci Rodolphe pour avoir publié mon article. Tous ensemble supprimons les gaspillages et devenons plus productif.

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